Economie - Activité 1- Le PIB, indicateur de mesure de la croissance économique

Une vidéo de Dessine -moi l'éco:




Economie- Comment crée-t-on des richesses et comment les mesure-t-on ? - Cours - Partie 2- La croissance économique et ses limites

Le cours sous forme de vidéo:


Activité 4- Comment élaborer son projet de formation?





Introduction- L’orientation, une étape essentielle et délicate

Document 1
Il y a une forte implication de soi dans les projets d’orientation car ils engagent beaucoup la vie des personnes. Or savoir ce que l’on veut faire, formuler un projet, le construire ne sont pas des choses simples surtout a 14 ou 15 ans. Les jeunes expriment également leurs qualités, leurs talents, leurs potentialités, etc. dans de multiples activités associatives, culturelles, sportives, de loisirs, etc. Aider les jeunes à apprendre à se connaître, à se développer harmonieusement, à gérer leurs émotions et leurs relations avec des tiers, à savoir déterminer leurs centres d’intérêt, leurs qualités, leurs talents, leurs envies, leurs principaux traits de caractère et les aider à analyser comment il.elle.s évoluent au fil des ans doit leur permettre de prendre confiance en eux.elles et d’opérer des choix d’orientation de façon plus éclairée. La confiance et la connaissance de soi sont indispensables pour être acteur.trice de son parcours d’orientation.
Questions :
  1. Quel est le paradoxe mis en avant dans les deux phrases soulignées ?
  2. En quoi traduit-il les deux caractères de l’orientation : elle est essentielle, mais complexe ?  
  3. Quels sont les deux critères indispensables pour réussir son orientation ?



Etape 1- L’influence des variables économiques et sociales sur le projet d’orientation

A.   Le sexe
  1. Selon vous, votre sexe devrait-il entrer en compte dans vos choix d’orientation ? Pourquoi ?

Document 2
Mme Françoise Vouillot a rappelé que les « sentiments d’efficacité personnelle » intervenaient dans les choix d’orientation. Ces sentiments désignent le fait de se sentir capable de réussir une tâche donnée dans un domaine précis. Ils sont subjectifs et sexués : les filles développant des sentiments d’efficacité personnelle dans les domaines et activités étiquetés « féminin » comme le social, le littéraire, et les garçons dans des domaines étiquetés « masculins » comme les domaines scientifiques et techniques. Ces sentiments d’efficacité personnelle ne sont pas nécessairement le reflet objectif de la personne, ils sont des croyances subjectives et se construisent notamment sous l’influence des stéréotypes de sexe. Les filles et les garçons développent des sentiments d’efficacité personnelle de « filles » ou de « garçons » en conformité aux normes de genre pour répondre a leur besoin de reconnaissance en tant que fille ou garçon et ne pas risquer d’être « marginalisé.es ». Ne pas être différent.e.s pour être bien intégré.es au groupe de pairs, est fondamental à l’adolescence. Selon F. Vouillot, transgresser les normes de sexe a travers leurs choix d’orientation fait prendre le risque pour les garçons « d’une double, parfois triple disqualification : identitaire (ne plus être vu comme vrai garçon masculin hétérosexuel), sociale (c’est choisir des métiers pas très prestigieux et rémunérateurs), et morale (pour les métiers de la petite enfance, encourir le soupçon de pédophilie) ». Quant aux filles elles s’exposent a « une double contrainte et des contorsions identitaires : démontrer les mêmes compétences que les garçons/hommes et démontrer leur « féminité ».
Source : Laure Delair et Albert Ritzenthaler, L’orientation des jeunes, Rapport du CESE, Avril 2018.
Questions :
5.       Compléter le tableau suivant

Fille
Garçon
Domaines où l’individu se sent efficace et performant


Raisons qui expliquent ce sentiment d’efficacité


Regard des autres et de la société
si l’individu adopte les stéréotypes de son sexe


si l’individu n’adopte pas les stéréotypes de son sexe


Conséquences sur les choix d’orientation : domaine de spécialisation dominant de l’élève


6.       En quoi la prise de conscience de l’influence des stéréotypes sexués permet -elle à l’élève de choisir plus librement son orientation ?


Sexe
féminin                            masculin
Selon moi, mon sexe influence-t-il mon orientation ?

Si oui, comment ?



B.     L’origine sociale
  1. Selon vous, votre origine sociale devrait-elle entrer en compte dans vos choix d’orientation ? Pourquoi ?

Alors que ces choix d’orientation devraient être dictés uniquement par la motivation de l’élève et son niveau scolaire pour y prétendre, ils sont aussi influencés par son milieu social.(…)
 L’impact décisif du profil socio-économique de la famille sur l’orientation des jeunes a aussi été mis en lumière dans Choix d’orientation et origine sociale : mesurer et comprendre l’autocensure scolaire. Dans  cet ouvrage, paru en 2014, deux chercheuses ont comparé les souhaits d’orientations d’élèves de 3e de même niveau scolaire, d’une même classe, mais d’origines sociales différentes. « Le constat est frappant car les élèves issus de milieux défavorisés se projettent beaucoup plus en bac pro qu’en bac général et ils sont bien moins nombreux que les élèves issus de milieux favorisés à imaginer faire des études postbac », indique Nina Guyon, chercheuse associée à Sciences-Po Paris et coauteur du rapport.
Une situation qui s’explique « par le manque de connaissance des différentes voies de formation », indique la chercheuse, mais pas seulement. Beaucoup d’élèves issus de milieux modestes s’autocensurent aussi dans leurs choix d’orientation « parce qu’ils ont une estime de soi scolaire plus faible que les jeunes de milieux favorisés, et même lorsqu’ils font partie des têtes de classe », constate Nina Guyon.
Cette peur de ne pas être à la hauteur scolairement peut s’expliquer par plusieurs facteurs : « elle peut venir de leurs parents qui les dissuadent de postuler dans une filière qu’ils jugent trop dure. Et le fait de ne pas avoir de modèle de réussite professionnelle dans leur entourage peut les empêcher d’aller au bout de leur potentiel », indique la chercheuse. (…)
Enfin, certains élèves pensent que faire des études longues coûte cher. « Ils ignorent parfois qu’il existe des bourses, des prêts et que certaines formations sont proposées en alternance, ce qui leur permet d’être payés en faisant leurs études », constate Eunice Mangado-Lunetta.
Source :D.Bancaud,  Réussite scolaire: Comment l’origine sociale pèse sur les choix d’orientation des élèves?, 20 minutes, 19/09/18
8.       Compléter le tableau

Milieu social favorisé
Milieu social défavorisé
Domaines où l’individu se projette


Raisons qui expliquent cette projection


Conséquences sur les choix d’orientation : domaine de spécialisation dominant de l’élève


9.       En quoi la prise de conscience de l’influence de l’origine sociale permet -elle à l’élève de choisir plus librement son orientation ?


Application à mon cas personnel : cette partie doit vous aider à réfléchir à votre projet d’orientation. Elle n’est pas obligatoirement à rendre. Elle ne sera en aucun cas évaluée : votre projet d’orientation est personnel ; ce n’est pas à l’enseignant de vous juger.

Statut social des parents
père
 à son compte (indépendant)
 salarié
mère
 à son compte (indépendant)
 salarié
Métier des parents
père

mère

Selon moi, le statut social et le métier de mes parents  influencent-t-ils mon orientation ?

Si oui, comment ?


*
C.    L’établissement scolaire
  1. Selon vous, votre établissement scolaire devrait-il entrer en compte dans vos choix d’orientation ? Pourquoi ?

Document 4
Dans les établissements favorisés, la question de l’orientation dans le supérieur est abordée très tôt, souvent dès la seconde, où l’on propose aux jeunes de commencer à réfléchir à l’après-bac, à leurs envies, à les hiérarchiser. Cela leur laisse le temps de mûrir un projet tout au long du lycée, de l’adapter à leurs notes, etc. Les enseignants, voire le chef d’établissement, s’investissent personnellement dans ces problématiques, et ce d’autant plus que les élèves y optent pour un nombre réduit de filières sélectives du supérieur qu’ils finissent par bien connaître. Ils donnent ainsi des conseils plus personnalisés et stratégiques aux élèves : suivre telle spécialité ou option, demander une formation plutôt qu’une autre moins adaptée, etc.
Dans les lycées plus défavorisés, c’est moins le cas, car ces établissements sont mobilisés sur d’autres questions (réussite au bac, décrochage, difficultés sociales des élèves, problèmes de discipline, dossiers de bourses…). Résultat : dans ces lycées, la question de l’orientation arrive plus tardivement dans l’année et se cantonne souvent à de l’information sur la procédure d’admission dans le supérieur : tel ou tel renseignement à fournir, se connecter tel jour pour inscrire ses vœux, etc. Les élèves ne tirent pas autant profit de la procédure car le contenu du discours est plus « générique ».
Source : Séverin Graveleau, Parcoursup : « Les élèves ne sont pas égaux dans la capacité à trier les informations », Le Monde,  21 janvier 2020
Questions :
11.   Compléter le tableau

Etablissement scolaire favorisé
Etablissement scolaire défavorisé
Niveau scolaire de lycée où l’orientation dans le supérieur est abordée


Quels sont les domaines (l’orientation, difficultés scolaires ou financières) sur lesquelles le lycée porte principalement ses efforts ?


Comment les enseignants aident-ils les élèves à construire leur projet d’orientation ?


Quelles sont les conséquences sur les choix d’études post-bac (études courtes/longues,sélectives/non sélectives) ?


12.   En quoi la prise de conscience de l’influence de l’établissement scolaire d’origine permet -elle à l’élève de choisir plus librement son orientation ?

Etablissement scolaire
Favorisé                                
  Non favorisé
Selon moi, mon établissement scolaire influence-t-il mon orientation ?

Si oui, comment ?



D.    Le lieu d’habitation
Document 5
Une étude de la fondation Jean-Jaurès publiée ce mardi montre les inégalités entre les jeunes, selon qu'ils habitent en ville ou à la campagne. L'origine géographique des 17-23 ans continue d'influencer leurs choix et la manière dont ils se perçoivent dans les études et la vie professionnelle.
Les ambitions scolaires : Parmi les résultats marquants, la différence d'aspirations entre les jeunes ruraux et les citadins. À niveau scolaire égal, l'ambition des jeunes varie suivant leur lieu d'origine. Par exemple, 67 % des jeunes Parisiens considèrent qu'ils "ont fait ou vont faire des études supérieures qu'ils qualifieraient d'ambitieuses", contre seulement 48 % des jeunes vivant dans une ville de 2 000 à 20 000 habitants. 
Le fait de partir étudier ailleurs : Les jeunes des petites villes montrent aussi plus d'inquiétude à l'idée de partir étudier dans une grande ville. L'étude prend l'exemple de Paris, Lyon, Marseille, Bordeaux, Toulouse, Strasbourg ou Nantes : 27 à 28 % des jeunes venus d'une ville isolée ou d'un milieu rural trouvent cette perspective "inquiétante" ou "impressionnante", contre 11 % à 18 % chez les jeunes de grandes villes ou de banlieue. 
Le financement d'un logement étudiant : Près de la moitié (48 %) des jeunes estiment que leurs parents ne pouvaient pas financer "un logement pour suivre des études qui ne se situent pas à proximité de chez eux". Une tendance qui s'accentue chez les jeunes ruraux : ils sont 56 %, contre 47 % chez ceux qui vivent en ville. C'est encore plus flagrant chez les jeunes de banlieue bénéficiant d'un niveau de vie supérieur : ils ne sont que 40 %.
"Il y a une autocensure psychologique chez des jeunes issus de ces territoires isolés", analyse Jérémie Peltier, l'un des auteurs de l'étude. "Ils se disent 'ça, c'est pas pour moi, je ne suis pas en capacité'. Et cette autocensure a tendance à fermer leurs écoutilles quant à ce qu'ils pourraient faire à l'avenir. Il y a aussi un aspect matériel, avec les problématiques liées à la mobilité."
Source : Lisa Guyenne, Orientation, aspirations professionnelles : les jeunes des milieux ruraux désavantagés par rapport aux urbains, France Inter, 20 novembre 2019
Questions :
13.   Compléter le tableau

Zone rurale
Zone urbaine
Niveau d’ambition scolaire


Perception de la grande ville


Importance des déterminants financiers dans le choix des études


14.   En quoi la prise de conscience de l’influence du lieu d’habitation permet -elle à l’élève de choisir plus librement son orientation ?


Lieu d’habitation par rapport aux établissements du supérieur
Sur place                                
  Proche (trajet journalier)
Eloigné (trajet hebdomadaire)
  Très éloigné (trajet aux vacances scolaires)
Selon moi, mon lieu d’habitation influence-t-il mon orientation ?

Si oui, comment ?





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